Les dernières générations de cartes graphiques Nvidia n’autorisent plus l’installation de pilotes Game Ready sur une GTX. Les jeux AAA optimisés pour le ray tracing exploitent désormais des instructions spécifiques absentes des GTX. Pourtant, certaines applications continuent d’afficher des performances stables sur des modèles plus anciens, au prix d’options graphiques réduites.
La courbe des prix ne suit pas toujours la logique de la performance pure. L’écart entre GTX et RTX ne cesse de se creuser sur le marché de l’occasion, alors que la demande reste soutenue pour les deux gammes.
Gtx et rtx : quelles différences techniques en 2026 ?
Impossible d’ignorer le fossé technique qui s’est creusé entre les GTX et les RTX. D’un côté, les GPU Nvidia GeForce RTX propulsent le secteur avec leur maîtrise native du ray tracing et du DLSS 4, des technologies devenues incontournables pour qui cherche une expérience visuelle moderne et fluide. L’architecture RTX s’appuie désormais sur une mémoire GDDR7, un bus PCI Express de dernière génération et des cœurs spécialisés dans le calcul du ray tracing. Ces éléments sont tout simplement absents des GTX, dont la conception commence à dater.
Pour s’en convaincre, il suffit de comparer les fiches techniques. Les GTX, longtemps référence du gaming jusqu’en 2019, reposent sur la GDDR6 et n’intègrent ni cœurs RT ni Tensor, ce qui les prive de l’accélération DLSS. À l’inverse, les RTX Nvidia GeForce ont été repensées pour la génération d’images assistée par IA, la gestion avancée des effets de lumière et une mémoire vidéo qui surpasse parfois le double de ce qu’offraient les GTX les plus musclées.
Pour mieux saisir ce qui distingue ces deux familles de cartes, voici les points techniques majeurs :
- Ray tracing matériel : réservé aux GeForce RTX
- DLSS 4 : technologie exclusive aux RTX
- Mémoire GDDR7 et bande passante élargie sur les modèles récents de RTX
- Compatibilité généralisée avec PCI Express 5.0 pour les RTX
Ce gouffre technologique, bien réel, se ressent à l’usage. Les développeurs calibrent désormais leurs jeux pour exploiter les capacités des RTX, délaissant peu à peu les optimisations pour les GTX. Le ray tracing monte en puissance, le DLSS 4 affine les images, transformant l’aspect des jeux sur PC. Les GTX restent encore à l’aise dans des configurations modestes, mais elles montrent rapidement leurs limites dès qu’il s’agit de répondre aux exigences des moteurs graphiques récents ou de gérer des textures volumineuses.
Les performances en jeu : que peut-on vraiment attendre de chaque gamme ?
Sur le banc d’essai, la différence saute aux yeux dès qu’on aborde la question du ray tracing. Les GeForce RTX s’imposent franchement dès que les effets lumineux avancés entrent en jeu : les GTX voient leur framerate chuter, là où les RTX maintiennent une fluidité sans faille grâce à leur accélération matérielle.
Si vous visez le gaming 1080p, une GTX 1660 Super tient encore la route sur la plupart des jeux compétitifs ou e-sport, à condition de se passer du ray tracing. Les RTX 4060 et 4070, elles, ouvrent la porte à des graphismes plus ambitieux, notamment par le biais du DLSS 4 qui permet de gagner des images par seconde sans rogner la finesse visuelle. Dès qu’on grimpe en définition, gaming 1440p, voire 4K, l’écart se creuse nettement. Les RTX conservent des performances solides, même avec le ray tracing activé, grâce à la génération d’images assistée par IA.
En face, AMD Radeon et Intel Arc progressent mais courent toujours derrière en matière de ray tracing. Le FSR 4 d’AMD ou le XESS d’Intel font des avancées, sans atteindre la maturité du DLSS 4 de Nvidia.
Pour illustrer concrètement le rapport entre puissance et expérience de jeu, voici un comparatif :
| Carte graphique | Résolution | Ray tracing | Fréquence moyenne (fps) |
|---|---|---|---|
| GTX 1660 Super | 1080p | Non | 90-110 |
| RTX 4060 | 1080p | Oui | 120-160 |
| RTX 4070 | 1440p | Oui | 100-140 |
À la croisée des chemins, les joueurs doivent choisir : privilégier la fluidité maximale sur des titres compétitifs, ou s’offrir l’immersion ultime grâce au ray tracing et au DLSS, réservés aux RTX. La réponse dépend du style de jeu, du matériel associé et du niveau d’exigence personnel.
Prix, disponibilité et rapport qualité/prix : le point sur le marché actuel
La tendance du marché des cartes graphiques gaming est sans appel : les GTX les plus récentes (1660 Super, 1650) restent abordables, souvent sous la barre des 200 euros, mais se raréfient en boutique. La demande faiblit peu à peu, tandis que les GeForce RTX plus actuelles prennent le relais, débutant autour de 350 euros pour une RTX 4060 et grimpant rapidement au-delà des 600 euros pour une RTX 4070.
Côté occasion, la GTX fait de la résistance auprès des budgets serrés, notamment pour ceux qui cherchent le meilleur rapport performance/prix. Sur les plateformes spécialisées, les offres ne manquent pas, mais il faut inspecter l’état des composants et vérifier la garantie restante pour éviter les mauvaises surprises.
Les passionnés de hardware à la recherche de la meilleure carte graphique jonglent désormais entre performance, coût et disponibilité. L’arrivée en force d’AMD Radeon et d’Intel Arc vient rebattre les cartes du segment. Par exemple, une Radeon AMD RX 7600 propose souvent un ticket d’entrée concurrentiel, sous la barre des RTX, et constitue une vraie alternative pour qui n’a pas l’usage du ray tracing natif.
Voici quelques repères pour se situer dans la jungle des prix :
- Pour moins de 250 euros, cibler une GTX ou une Radeon AMD d’entrée de gamme reste cohérent.
- Entre 350 et 600 euros, la GeForce RTX s’impose pour le gaming 1440p, le DLSS 4 et une polyvalence appréciable.
- Au-dessus, le segment premium (RTX 4070 et au-delà) vise les joueurs pointilleux, adeptes de la 4K ou des usages créatifs.
Les fluctuations de prix restent imprévisibles, portées par la tension sur les composants et une concurrence qui s’intensifie. Les ruptures de stock ponctuent toujours le calendrier dès qu’une nouvelle génération se profile.
Faire le bon choix selon ses besoins et son budget
Choisir sa carte graphique, aujourd’hui, implique d’analyser finement son usage. Jeux compétitifs, montage vidéo, rendu 3D ou ray tracing immersif : chaque profil a sa solution. Les GeForce RTX dernier cri tirent leur épingle du jeu avec le DLSS 4, la multi frame generation et une mémoire vidéo qui s’étend, en GDDR6 ou GDDR7. Pour la réactivité et la fluidité, une RTX de milieu de gamme coche beaucoup de cases. Les GTX, elles, conservent un intérêt pour un gaming classique ou une configuration d’entrée de gamme, là où l’investissement dans une RTX ne se justifie pas forcément.
Pour y voir plus clair, ce tableau synthétise les options disponibles selon les usages :
| Usage | Meilleure option | Budget |
|---|---|---|
| Jeux en 1080p, bureautique | GTX ou Radeon d’entrée de gamme | < 250 € |
| Gaming 1440p, ray tracing, streaming | GeForce RTX série 40 | 350–600 € |
| Création de contenu, 4K, IA | RTX haut de gamme, Radeon nouvelle génération | > 600 € |
La quantité de VRAM est un critère de plus en plus déterminant sur les jeux actuels et les usages créatifs. Il faut aussi tenir compte de la compatibilité de la carte mère (génération PCI Express), de la consommation électrique et du suivi logiciel, que ce soit chez Nvidia, AMD ou Intel. Le secteur évolue vite, mais une veille régulière permet de viser juste, sans se laisser distancer par la prochaine vague de nouveautés. À chacun d’anticiper son usage réel… et de garder un œil sur le marché, prêt à bondir sur l’opportunité qui fera la différence.


