Le Samsung Galaxy A35 5G occupe une place particulière dans le segment milieu de gamme Android. Pour quelqu’un qui utilisait un iPhone au quotidien, le passage vers ce modèle Samsung soulève des questions concrètes : la surcouche OneUI compense-t-elle la perte d’iOS, l’appareil tient-il ses promesses sur la durée, et surtout, quels compromis faut-il accepter ?
Galaxy A35 5G et eSIM : ce que les ex-utilisateurs d’iPhone doivent vérifier
Un point rarement abordé dans les tests classiques du Galaxy A35 5G concerne la gestion des lignes multiples. Sur iPhone, l’eSIM est devenue un standard depuis plusieurs années, et beaucoup d’utilisateurs gèrent deux lignes (perso et pro, ou ligne locale en voyage) sans y penser.
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Le Galaxy A35 5G propose une configuration SIM physique et eSIM, ce qui permet de conserver cette flexibilité. La plateforme eSIM Saily liste d’ailleurs ce modèle parmi les smartphones Android compatibles, aux côtés des iPhone XR et plus récents.
En revanche, la bascule d’un profil eSIM depuis un iPhone vers le Galaxy A35 n’est pas automatique. Il faut contacter l’opérateur pour obtenir un nouveau QR code d’activation, ou passer par l’application de l’opérateur si elle le permet. Ce transfert prend généralement quelques minutes, mais il vaut mieux s’y préparer avant de réinitialiser l’ancien iPhone.
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Suivi logiciel du Galaxy A35 : un argument de poids face à iOS
La question des mises à jour pèse lourd pour quiconque quitte iOS. Le Galaxy A35 5G bénéficie de 4 ans de mises à jour système Android et 5 ans de correctifs de sécurité, un cycle inhabituellement long pour un milieu de gamme.
Ce cycle place le Galaxy A35 dans une position rare pour un milieu de gamme Android. La plupart des concurrents à ce niveau de prix proposent deux, parfois trois ans de suivi. Pour un utilisateur venant d’iPhone, c’est un critère déterminant : savoir que l’appareil recevra Android 18 ou 19 réduit la sensation de « déclassement » souvent associée au passage vers Android.
OneUI face à iOS : la courbe d’adaptation
OneUI, la surcouche Samsung, s’éloigne sensiblement d’iOS sur plusieurs points. Le tiroir d’applications, les widgets redimensionnables, la personnalisation poussée des raccourcis : tout cela déroute pendant les premiers jours.
Certains utilisateurs trouvent OneUI plus logique qu’iOS pour la gestion des fichiers et le multitâche. D’autres regrettent la cohérence visuelle d’Apple et la fluidité des animations. Le Galaxy A35, équipé du processeur Exynos 1380, affiche parfois des micro-saccades dans les transitions, là où un iPhone de la même tranche de prix reste plus fluide sur ce terrain.
Autonomie et recharge du Samsung Galaxy A35 5G : les compromis réels
La batterie de 5000 mAh du Galaxy A35 surpasse largement ce que proposent la majorité des iPhone en capacité brute. En usage mixte (navigation, messagerie, réseaux sociaux), le Galaxy A35 tient confortablement une journée complète, et dépasse régulièrement la journée et demie pour les utilisateurs modérés.
Le revers de la médaille se situe du côté de la recharge. Samsung n’a pas intégré de charge sans fil sur ce modèle, une fonction présente sur les iPhone depuis plusieurs générations. La recharge filaire reste par ailleurs assez lente comparée aux standards actuels du milieu de gamme Android.
- Autonomie supérieure à celle de la plupart des iPhone grâce à une batterie de plus grande capacité
- Pas de recharge sans fil, contrairement aux iPhone récents
- Vitesse de recharge filaire en retrait par rapport à certains concurrents Android comme les Xiaomi ou OnePlus du même segment

Photo du Galaxy A35 5G : ce qui change par rapport à un iPhone
Le capteur principal de 50 mégapixels du Galaxy A35 produit des clichés détaillés en conditions de bonne luminosité. Les couleurs sont saturées par défaut, un choix Samsung assumé qui plaît sur les réseaux sociaux mais qui s’éloigne du rendu plus naturel d’un iPhone.
De nuit, l’écart se creuse. Le traitement logiciel de Samsung sur ce modèle milieu de gamme n’atteint pas la constance d’un iPhone, même d’une génération antérieure. Les photos en basse lumière montrent du bruit numérique visible et une perte de détails dans les zones sombres.
Vidéo : le point faible assumé
L’enregistrement vidéo plafonne en 4K à 30 images par seconde sur le Galaxy A35, là où les iPhone proposent du 4K à 60 images par seconde depuis plusieurs générations. Pour un usage occasionnel (stories, vidéos de vacances), la différence reste acceptable. Pour quelqu’un qui filmait régulièrement en 4K 60 fps sur iPhone, c’est un recul notable.
La stabilisation vidéo est également moins efficace. Les plans en mouvement révèlent des tremblements que le traitement logiciel ne corrige pas complètement.
Écran Super AMOLED du Galaxy A35 : un vrai point fort
L’écran de 6,6 pouces Super AMOLED avec taux de rafraîchissement de 120 Hz constitue l’un des meilleurs arguments du Galaxy A35 5G. La qualité d’affichage rivalise avec des modèles bien plus chers, y compris certains iPhone.
Les noirs profonds, la luminosité élevée en extérieur et la fluidité du défilement à 120 Hz rendent l’expérience quotidienne très agréable. C’est souvent le premier élément positif que mentionnent les utilisateurs ayant quitté un iPhone d’entrée ou milieu de gamme : l’écran du Galaxy A35 est tout simplement plus grand et plus immersif.
Galaxy A35 5G reconditionné : une option à considérer
Le Galaxy A35 se trouve désormais sur le marché du reconditionné à des tarifs sensiblement inférieurs au prix neuf. Compte tenu du suivi logiciel garanti sur 5 ans pour la sécurité, un modèle reconditionné acheté un an après sa sortie conserve encore plusieurs années de mises à jour devant lui.
C’est un calcul que les ex-utilisateurs d’iPhone connaissent bien : acheter un modèle d’une génération précédente pour réduire le coût sans sacrifier la longévité logicielle. Sur ce terrain, le Galaxy A35 tient la comparaison mieux que la plupart des Android milieu de gamme.
Le passage d’un iPhone au Samsung Galaxy A35 5G implique des gains réels (autonomie, taille d’écran, flexibilité Android) et des concessions mesurables (qualité vidéo, fluidité des animations, absence de charge sans fil). Autonomie et personnalisation jouent en faveur du Galaxy A35, tandis que la capture vidéo et l’intégration dans l’écosystème Apple restent des points où l’iPhone garde l’avantage.

